24 novembre 2014

Salamandres croix-roussiennes

Filmée le 12 novembre dernier à Lyon Plage (Lyon 4ème), terminaison finale du bois de la Caille qui fut classé en espace naturel sensible par le Conseil Général du Rhône, une salamandre comme j'ai l'occasion d'en voir quelquefois. 

Malheureusement, Lyon-Plage - sur la partie nord du quai Gillet - est en passe de devenir le lieu d'un report massif du trafic automobile en provenance du 9ème arrondissement et des communes avoisinantes. 



Dans ces conditions, comment peut-on protéger cet animal légendaire des effets de la pollution atmosphérique qui s'ajoute à une urbanisation grignotante ? 

Quelle cohérence d'ensemble pour les politiques publiques en matière de protection de la nature quand une collectivité défait en quelques années ce que l'autre tentait de faire ?



NB : La salamandre terrestre est protégée dans la plupart des pays d’Europe car elle a été inscrite à l’annexe III de la convention de Berne qui s’est traduite par la création d’un réseau écologique paneuropéen : le réseau Natura 2000.

En France, en Allemagne, en Suisse et en Autriche, elle est classée dans la liste rouge des espèces menacées du fait de la réduction de ses populations et de la disparition de ses habitats.

Pour plus d'informations sur les salamandres, cliquez ici et




21 novembre 2014

"Tout roule sur le quai Gillet"


"Pour la plus grande satisfaction des piétons, cyclistes et automobilistes, le trafic sur le quai Gillet s'améliore de jour en jour, grâce à la mise en service du pont Schuman, dans le cadre d'un vaste plan d'aménagement de l'entrée nord-ouest de Lyon.

Après quelques réglages concernant les feux qui ont certes pu causer des désagréments, tout est enfin rentré dans l'ordre ; les estimations et simulations faites en 2007-2008 par les services du Grand Lyon s'avérant quasi exactes.


Des évaluations de la qualité de l'air et du niveau de pollution sonore devraient être réalisées d'ici à mi 2015 mais, d'ores et déjà, notre maire d'arrondissement prend acte d'une amélioration notable pour les habitants.

A l'issue d'une longue phase de concertation, remarquablement menée avec l'ensemble des acteurs socio-économiques et culturels du quartier, ce pont - parfaitement situé - aura donc atteint son objectif : fluidifier le trafic entre les communes du Val de Saône et l'hypercentre, en pacifiant les voiries du 9ème.

A noter qu'aucune considération politique ou visée électorale n'ont interféré, d'une façon ou d'une autre, dans les choix fondamentaux de ce projet d'agglomération. Ceci est suffisamment rare pour être souligné.

Aussi, du fond du coeur, merci M. Collomb ! "

[A l'attention du lecteur : ceci n'est malheureusement pas la réalité mais un extrait fictif d'une revue ou d'un journal qui, évidemment, n'existe pas ! ]


16 novembre 2014

Conseil d'arrondissement du 12 novembre 2014

Le 12 octobre 2014 à 18 heures 30, le Conseil d'arrondissement du 4ème arrondissement s'est réuni pour la sixième fois depuis son installation. 

Tous les élus étaient présents.

Préalablement, les responsables des quatre Conseils de quartier étaient intervenus pour présenter leur bilan d'activités. Ces interventions, non inscrites à l'ordre du jour, n'ont pas suscité de questions ou réactions particulières, hormis des remerciements unanimes pour le travail fourni.

Des projets de délibération étaient soumis au vote consultatif du Conseil (voir les documents publics). 

Marie Guyon, Emmanuel Hamelin et moi-même avons formulé les remarques ou questions ci-après et voté de la façon suivante :

Sur la délibération 4-14-78 : RAPPORTEUR : GEOFFROY BERTHOLLE

OBJET : Lyon-Rio 2016. Soutien individuel aux athlètes de haut niveau. Approbation de conventions de parrainage de sportifs de haut niveau. 

Sur ce dossier, Etienne Tête a fait une intervention pour rappeler le caractère dangereux du sport de haut niveau et l'absence de répercussions économiques de ce type d'évènement, voire des effets néfastes. 

Nous ne sommes pas intervenus. Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité.

Sur la délibération 4-14-79 : RAPPORTEUR : DOUNIA BESSON

OBJET : Rapport annuel sur la situation en matière de développement durable à la Ville de Lyon. Ce dossier est une communication : il n'a pas fait l'objet d'un vote. 

Emmanuel Hamelin est intervenu sur ce rapport au sujet du quai Gillet car la mise en service du pont Schuman crée des nuisances en termes de pollution de l'air et de pollution sonore. Il avait été convenu de faire des mesures dans les appartements concernés, et en fonction de leurs résultats, de prévoir des compensations. La demande d'Emmanuel Hamelin portait sur le calendrier de ces mesures. Aucune réponse concrète du Maire n'a été apportée. Enfin, des installations de mesure de la qualité de l'air sont installée à la sortie du tunnel de la Croix-Rousse. Lors d'un précédent Conseil, nous avons abordé ce sujet, et le résultat devait être communiqué à la fin de l'année. Emmanuel Hamelin a demandé des précisions sur ce dossier car on parle aujourd'hui de résultats dans le courant de l'été. Pas de réponses précises non plus ! 


J'ai ensuite attiré l'attention du Conseil sur les délais de transmission (5 jours) de ce document volumineux (172 pages), en insistant sur l'intérêt d'organiser un vrai débat sur les questions relatives au développement durable. 

Sur ce dossier, Etienne Tête est également intervenu pour qualifier d'oxymorepar un procédé rhétorique clair-obscur, l'expression de développement durable et de démontrer combien les efforts déployés dans ce domaine étaient vains. Nous ne sommes pas intervenus dans cette discussion qui n'appelait pas de vote du Conseil.

Sur la délibération 4-14-80 : RAPPORTEUR : ANNE MIGNOTTE

OBJET : Approbation d’un avenant à la convention de gestion du dispositif de propreté du site Rives de Saône.

Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité.

Sur la délibération 4-14-81 : RAPPORTEUR : VALERIE SCHELL

OBJET : Attribution de subventions pour la programmation dans les arrondissements de la Fête des Lumières 2014.

Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité.

Sur la délibération 4-14-82 : RAPPORTEUR : JEAN TRUC

OBJET : Lyon 1er, 3ème, 4ème et 7ème arrondissements : Approbation de la convention de participation au financement de l’équipe d’animation du PIG Habitat indigne pour les années 2014 à 2017. 

Marie GUYON a demandé combien y avait-il dans notre arrondissement d'appartements jugés indignes. Aucun chiffre n'a pu être communiqué. Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité.

Sur la délibération 4-14-83 : RAPPORTEUR : CHRISTOPHE DERCAMP

OBJET : Lyon 4ème : Avenant n°2 à la convention de location du 1er avril 2012 entre la SACVL et la Ville de Lyon relatif à la Maison des Associations du 4ème arrondissement sise 28 rue Denfert Rochereau.

Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité.

Sur la délibération 4-14-84 : RAPPORTEUR : SYLVIE PALOMINO

OBJET : Programmation classes transplantées janvier-juin 2015. Complément programmation temps scolaire et périscolaire 2014.

Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité.

Sur la délibération 4-14-85 : RAPPORTEUR : SYLVIE PALOMINO

OBJET : Adoption du projet éducatif de territoire (PEDT) 2014-2017.

A une question de Marie-Agnès Cabot (EELV) sur le niveau de fatigue des enfants inscrits dans le cadre des activités périscolaires, David Kimelfeld a répondu en mettant, une nouvelle fois, en avant un futur outil d'évaluation. Mais, à en croire Mme Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement qui a décidé d'initier elle-même cette démarche, on peut douter des réponses qui seront effectivement données par la mairie centrale à cette question. Nous attendons néanmoins avec impatience cette évaluation qui, pour être objective, devra être faite par des intervenants autres que ceux qui ont imposé ce dispositif.

Compte tenu de notre position sur les modalités d'applications de la réforme des rythmes scolaires, nous avons voté contre. Les élus EELV se sont abstenus. Elle a été approuvée à la majorité.

Sur la délibération 4-14-86 : RAPPORTEUR : SYLVIE PALOMINO

OBJET : Autorisation de signer des conventions avec diverses associations gestionnaires d’équipements de Petite Enfance.

Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité.

Sur la délibération 4-14-87 : RAPPORTEUR : DAVID KIMELFELD

OBJET : Attribution d’une subvention de 13 000 € à l’Association « Lyon Bande Dessinée Organisation » pour l’organisation des 10 ans du festival de la Bande Dessinée. Approbation d’une convention d’application.

Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité.

Sur la délibération 4-14-88 : RAPPORTEUR : DAVID KIMELFELD

OBJET : Budget Primitif 2015

Nous nous sommes abstenus. Elle a été approuvée à la majorité.

Les délibérations suivantes portent sur les trois questions par an que chaque arrondissement a le droit de poser au maire de Lyon. Seulement trois, pas une de plus.

Sur le principe, je trouve cela un peu étonnant : c'est dire l'étiage démocratique que nous avons atteint en treize années de système Collomb.

Dans la pratique, compte tenu du caractère local des sujets abordés, on peut penser que les réponses sont adressées en même temps que les questions. Pour un maire d'opposition, cela peut-être plus intéressant. Pour nous, cela aura au moins eu l'intérêt de poser des questions sur les thématiques que nous voulions aborder...en questions diverses.

Sur la délibération 4-14-89 : RAPPORTEUR : DAVID KIMELFELD
OBJET : Secteur Serin/Quai Gillet. 

La question N°1 posée par le mairie du 4° à Gérard Collomb : "Monsieur le Maire. Les travaux secteur Serin et quai Gillet sont pratiquement terminés, à l’exception de la passerelle Masaryk. Le Pont Schuman a été inauguré le 5 novembre dernier. Pourriez-vous nous indiquer le secteur ainsi que le calendrier de la mise en place du dispositif de stationnement payant ?"

Emmanuel Hamelin est intervenu, de façon très appuyée, sur les problèmes de stationnement, de sécurité et surtout des énormes embouteillages sur le quai depuis la mise en service du pont Schuman, le 5 novembre dernier. Retrouvez son intervention sur son site et les réponses de David Kimelfled, notamment sur un énième futur dispositif d'évaluation, dans la retranscription à venir des débats.

Sur la délibération 4-14-90 : RAPPORTEUR : DAVID KIMELFELD
QUESTION 2 POSEE AU MAIRE DE LYON
OBJET : PLU-H

(Cf. document en ligne)

Sur la délibération 4-14-91 : RAPPORTEUR : DAVID KIMELFELD
OBJET : Bilan édition 2014 de la Vogue des marrons

La question N°3 posée par le mairie du 4° à Gérard Collomb : "Monsieur le Maire. Comme chaque année, nous avons accueilli la Vogue des Marrons sur le plateau de la Croix-Rousse. Lors de cette édition 2014, le plan d’implantation a été modifié, prenant en compte le réaménagement de la place des Tapis. Pouvez-vous nous communiquer les éléments de bilan de cette nouvelle configuration ?"

Je suis intervenu en ces termes : 

"Monsieur le Maire, 

Vous souhaitez adresser une question au maire de Lyon sur le bilan 2014 de la Vogue des Marrons. Etonnant ! Qu'en sait-il de plus que vous, maire de l’arrondissement, vers qui je me tourne à mon tour pour vous poser cette même question. Ou, plus précisément, trois questions sur la Vogue :

Première question :

Vous avez connaissance d’une pétition qui a recueilli plus de 300 signatures, dont les nôtres, concernant l’occupation par les forains de l’esplanade du Gros caillou. Vous avez été informé par Mme Varenne que j’avais alertée du grand mécontentement des habitants autour de l’esplanade qui se plaignent des nuisances et des dégâts.

L’an prochain, comptez-vous à nouveau autoriser l’implantation de la vogue sur l’esplanade, qui est un lieu par nature libre et ouvert et qui a pour vocation la promenade, nous laissant admirer cette superbe vue de la plaine et des montagnes de l’est Lyonnais ?

Deuxième question :

Vous avez reçu des lettres de personnes âgées de la résidence Louis Pradel concernant le bruit provenant de la Vogue et la fatigue qu’elle cause à nos aînés. Que comptez-vous faire pour remédier l’année prochaine aux nuisances sonores à proximité de cette maison de retraite ?

Troisième question :

Le 6 octobre dernier, vous m’avez dit être « attaché à la Vogue mais pas à n’importe quel prix ». Avec Marie Guyon et Emmanuel Hamelin, nous partageons aussi cette position. Comme vous, je suppose, j’ai souvenir - il y a quelques décennies - d’un événement nettement moins électrique et mercantile ; plus familial et économique qu’aujourd’hui.

Ne pensez-vous pas qu’il serait temps de réduire le périmètre d’occupation de la Vogue et la durée de cet événement pour un peu soulager les Croix-Roussiens ?

Ne serait-il pas envisageable d’écrire et communiquer aux forains qui sont des commerçants raisonnables, un cahier des charges plus qualitatif, afin que la digue (pour reprendre vos expressions du 6 octobre dernier) de l’exaspération qui est celle de nombre de nos administrés ne cède pas en emportant demain avec elle cette belle tradition qu’est la Vogue des Marrons ?

Je vous remercie"

Je vous invite à découvrir les réponses - pour certaines caricaturales - du maire de l'arrondissement dans la retranscription à venir des débats plutôt que dans l'article du Progrès du lendemain qui s'apparente davantage à un "publi-reportage municipal" qu'à une production d'un organe de presse libre et indépendant.

Je vous invite également à lire les réactions de l'organisatrice de la pétition en question qui qualifie d'allégations mensongères les réponses de David Kimelfeld en Conseil d'arrondissement.
  
Dans le cadre des questions diverses,

Marie Guyon a posé trois questions : 

- "Monsieur le Maire. Etre élus dans l'opposition ne veut pas dire être à l'écart de l'information sur les évènements publics. Nous sommes élus du Conseil d'arrondissement et représentatif d'une partie significative des électeurs de l'arrondissement. J'ai pris attache auprès des personnes élues dans les neufs arrondissements : Il y a de nettes différences entre les pratiques du 4ème et les autres arrondissements, notamment ceux du 2ème et 6ème où nous allons jusqu'à partager un agenda avec les élus socialistes d'opposition". 

- Sur l'abandon du projet de rénovation du Boulevard. David Kimelfeld, premier vice-président du Grand Lyon, a répondu en mettant en avant ses qualités de gestionnaire et expliqué que cet abandon était lié à une réduction massive et contrainte des investissements de la future métropole. Dans ces conditions, qui peut croire que notre édile local méconnaissait cette réalité en février dernier, au moment où il affichait sur le site gerardcollomb2014.fr son ambition de "métamorphose" du boulevard à grands renforts de promesses électorales ! 

- "Le mois de novembre est aussi le mois où l'on rend hommage à nos défunts. Je reviens sur la tombe d'Henriette LETOURNEAU (tombe n°4 du nouveau cimetière), passementière rue Richan. Un début de travail de rénovation a commencé il y a un an, avec l'élu du patrimoine de l'arrondissement. Qu'est-il prévu pour la sauvegarde de cette tombe ? Quel calendrier ? ".


Dans son édition du lendemain et du surlendemain, Le Progrès de Lyon a publié les articles suivants.

Dès sa communication, je ferai paraître ici la retranscription officielle de ce Conseil.



4 novembre 2014

Pourquoi nous n'irons pas à l'inauguration du pont Schuman


Deux raisons : la première est accessoire ; la seconde essentielle.

Sur la forme, être invités à l'inauguration d'un pont par mail et la veille pour le lendemain est à la fois cocasse et inacceptable. 

Qu'on nous traite avec légèreté, qu'importe ! Qu'on nous prive de tous moyens, pourquoi pas... Mais, ne pas nous tenir informés ou en dernière minute des évènements importants qui concernent notre arrondissement est une autre affaire : ce n'est pas un comportement républicain car il exclut quand l'opportunité est de rassembler. Pourquoi ne pas avoir annoncée la date lors du dernier Conseil d'arrondissement ? Sommes-nous à ce point des élus "de seconde zone" pour mériter ce traitement ? 

Sur le fond, nous aurions néanmoins décliné cette invitation. Pourquoi ?

Le pont Schuman est une superbe réalisation sur le plan technique et esthétique, au détail près qu'il est mal situé. Notons qu'il s'agit d'un détail à 39 millions d'euros dont le but avoué initialement était de "pacifier les voiries du 9ème", en détournant le trafic automobile sur la rive gauche de la Saône, classée parmi les espaces naturels sensibles du département du Rhône et, par ailleurs, zones inondables.

17ème pont à Lyon, il est un des rares de ce gabarit en France à ne pas permettre une circulation aux quatre points cardinaux. De Vaise, il butte contre la Croix-Rousse plutôt qu'il ne les relie. Le "ricochet du galet sur l'eau" que symbolisent ses deux arches, s'arrête bien vite, après ses deux premiers rebonds, dans la balme et ses immeubles d'habitation... Combien cet équipement d'agglomération aurait été plus utile devant la montée des Forts ou autres, en améliorant à cette échelle le lien entre l'ouest lyonnais, le plateau et la Presqu'île de Lyon. Là où il se situe, le pont Schuman sera donc un pont peu utile voire "inutile" comme le soulignaient récemment, pour d'autres raisons, les élus EELV. 

La finalité d'un pont n'est pas d'être beau mais, avant tout, d'être utile. Le pont Schuman aurait pu être les deux à la fois : cela ne sera malheureusement pas le cas.

Enfin, comment inaugurer en grande pompe un ouvrage qui incarne, à ce point, un contre exemple en matière de concertation publique. Rarement, celle-ci aura été autant feinte. Pire encore, pour faire accepter un projet qui a suscité dès le départ la réprobation de nombreux habitants, inquiets des nuisances, on aura eu recours à la duperie de haut niveau comme en atteste la lettre, signée le 30 octobre 2007 de la main même de celui qui coupera ce soir le ruban tricolore : Gérard Collomb.

Pour apaiser leurs courroux, le président du Grand Lyon et maire de Lyon avait notamment promis que le pont Schuman "serait bien un pont urbain et non un pont autoroutier", avec moins de 25 mètres de large. A vos mètres-ruban : vous compterez 27 mètres, haut la main. Tout un symbole ! 

Marie Guyon, Emmanuel Hamelin et Josselin Edouard
Conseillers de la Croix-Rousse.


12 octobre 2014

Du bon usage des deniers publics ?


Le 6 mars dernier, je m'étonnais sur ma page Facebook et autres réseaux sociaux d'un "replâtrage" en urgence, opéré sur un mur de soutènement du Boulevard des Canuts. 

À quelques jours du premier tour des élections municipales (23 mars), un enduit était appliqué sur un mur de 130 mètres de long, en plein centre de la Croix-Rousse, sans piquage préalable, sans primaire d'accrochage, ni capotage. 

Dans ces conditions, nul besoin d'être un spécialiste du bâtiment pour prévoir une détérioration rapide de l'ouvrage qui a effectivement commencée - moins de six mois après - comme en témoigne les photographies à la fin de cet article.

En tant qu'élu, mes questions sont  : 

- À qui appartient ce mur ? Ces travaux relèvent-ils de la responsabilité de la Mairie ou du Grand Lyon ? Qui est l'ordonnateur de ces travaux ?

- Y avait-il à ce point urgence d'enduire ce mur qu'un prestataire ait manifestement pris sur lui de ne pas respecter les bonnes pratiques, les DTU en matière de maçonnerie et les prescriptions relatives à ce type de produit ? 

- Dans cette opération, l'argent du contribuable a-t-il été utilisé ?

À l'heure où l'économie française est plus qu'atone et où la dette publique se creuse à chaque seconde davantage, n'y aurait-il pas un autre usage à faire des deniers publics que celui qui consiste à maquiller la ville en période pré-électorale ?









7 octobre 2014

Conseil d'arrondissement du 6 octobre 2014


Le 6 octobre 2014 à 18 heures, le Conseil d'arrondissement du 4ème arrondissement s'est réuni pour la cinquième fois depuis son installation. 

Tous les élus étaient présents, sauf Jean Truc, excusé.

Des projets de délibération étaient soumis au vote consultatif du Conseil (voir les
documents publics). Marie Guyon, Emmanuel Hamelin et moi-même avons formulé les remarques ci-après et voté de la façon suivante :

Sur la délibération 4-14-65 : RAPPORTEUR : GEOFFROY BERTHOLLE

OBJET : Les Lions du sport, attribution de subventions aux associations sportives de proximité. Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité. Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité. 

Sur la délibération 4-14-66 : RAPPORTEUR : DOUNIA BESSON

OBJET : Versement de 13 500 € de subventions de soutien à plusieurs associations favorisant l’accès à une alimentation durable et de qualité en zone urbaine et identifiée dans le cadre de programme européen URBACT. Approbation d’une convention. 

Marie Guyon a demandé si les associations familiales seront consultées dans le choix des 120 familles choisies pour le test. Une réponse nous sera apportée lors de la prochaine séance. Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité. 

Sur la délibération 4-14-67 : RAPPORTEUR : VIRGINIE VARENNE

OBJET : Programmation complémentaire 2014 au titre du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance. Attribution de subventions à différentes associations.

Marie Guyon a posé une question sur la régie de quartier des 1er, 2ème et 4ème. Des réponses nous seront apportées lors de la prochaine séance. Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité. 

Sur la délibération 4-14- 68: RAPPORTEUR : VALERIE SCHELL

OBJET : Attribution d’une subvention de 3000 € à l’association Arts Pentes pour la réalisation d’un programme d’actions en 2014. 

Marie Guyon a demandé pourquoi le Chambre de Métiers et de l'Artisanat avait cessé de verser une subvention à cette association. Au vu de la réponse de M. Kimelfled, nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité. 

Sur la délibération 4-14-69 : RAPPORTEUR : VALERIE SCHELL

OBJET : Attribution d’une subvention de fonctionnement de 1500 € à la Compagnie du Chien Jaune au titre de la participation de la Ville à la célébration de l’anniversaire de la libération de la Croix-Rousse.

Emmanuel Hamelin a rappelé que l'action à subventionner était passée et que nous avions déjà alerté le Conseil, à plusieurs reprises, sur le fait que nous n'accepterions pas de voter un financement public dans de telles conditions. Par conséquent et bien que la prestation ait été de grande qualité, nous nous sommes abstenus pour respecter notre engagement. Elle a été approuvée à la majorité. 

Sur la délibération 4-14-70 : RAPPORTEUR : VALERIE SCHELL

OBJET : Attribution de subventions pour la programmation dans les arrondissements de la Fête des Lumières 2014 du vendredi 5 au lundi 8 décembre 2014.

Emmanuel Hamelin s'est étonné de la disproportion des subventions proposées entre Les Subsistances (70 000 euros) et les autres bénéficiaires (9200 euros en moyenne). Il a rappelé que cette institution culturelle bénéficiait déjà de subventions importantes et demandé s'il était bien pertinent de financer à un tel niveau de dépenses le spectacle de marionnettes géantes lumineuses qui est proposé.  Nous nous sommes abstenus. Elle a été approuvée à la majorité. 

Sur la délibération 4-14-71 : RAPPORTEUR : CHRISTOPHE DERCAMP

OBJET : Attribution de subventions à des associations dans le cadre du dispositif national  Ville Vie Vacances. Programmation complémentaire 2014. Attribution à solliciter une subvention de l’Etat de 68 000 € au titre de l’année 2014 pour ce dispositif. Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité. 

Sur la délibération 4-14-72 : RAPPORTEUR : CHRISTOPHE DERCAMP

OBJET : Attribution de subventions à diverses associations à caractère socio-éducatif ou de prévention spécialisée organisant des chantiers loisirs ou éducatifs à destination de jeunes lyonnais rencontrant des difficultés sociales et financières particulières. Programmation complémentaire. Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité. 

Sur la délibération 4-14-73 : RAPPORTEUR : CHRISTOPHE DERCAMP

OBJET : Attribution de subventions à des associations dans le cadre du soutien aux initiatives associatives locales. Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité. 

Sur la délibération 4-14-74 : RAPPORTEUR : ANNE MIGNOTTE

OBJET : Approbation du règlement intérieur du conseil d’arrondissement de la MA4

Emmanuel Hamelin est intervenu sur le titre 3 concernant les CICA, pour demander que les informations communiquées par les services (slides, documents...) soient également communiquées aux élus de l'arrondissement. Sur ce point, nous avons obtenu l'accord de D. Kimelfeld.

Il est intervenu également sur l'article 8 (délai raisonnable) et l'article 9 (organisation des questions diverses) de ce règlement intérieur pour souligner qu'aucune autre mairie d'arrondissement n'avaient introduit cette disposition qui prévoit un dépôt en début de Conseil des questions diverses qui sont examinées en fin de séance. Préalablement, lors la réunion préparatoire à ce projet de délibération, Marie Guyon avait déjà fait état de nos remarques à ce sujet.

Il a indiqué que cette disposition n'avait pas été prise dans les mairies de l'opposition municipale où, a contrario, toutes les demandes émanant d'élus socialistes ont été acceptées. En substance, le maire nous a apporté l'assurance que cet article visait uniquement à nous apporter de meilleures réponses et qu'il ne donnerait pas lieu à une stricte application ; sur la foi de quoi, nous avons décidé de nous abstenir, en attente des prochaines séances. Elle a été approuvée à la majorité. 

Sur la délibération 4-14-75 : RAPPORTEUR : ANNE MIGNOTTE

OBJET : Approbation de la charte des conseils de quartier de la MA4

Sur ce projet de délibération, je suis intervenu en ces termes : 

"Avec Marie Guyon et Emmanuel Hamelin, j’ai pris connaissance avec attention de votre proposition de charte de fonctionnement pour les Conseils de quartier du 4ème.

Incontestablement, cette version est le produit d’un vrai travail qui améliore l’ébauche initiale de 2008, en mentionnant par exemple une durée de mandat pour les présidents de Conseil de quartier. C’est un point positif. Cependant, je souhaiterais formuler quelques remarques et une demande. J’ai également un point sur la forme de cette délibération.

Le 9 septembre dernier, j’avais appelé votre attention sur l’existence de propositions, émanant notamment du quartier Croix-Rousse Saône. L’une d’elles insistait sur les notions de transparence et d’indépendance - et non d’autonomie - de ces Conseils.

Je regrette de ne pas retrouver ces termes dans votre proposition qui, a contrario, insiste lourdement en préambule sur le primat de la démocratie élective sur la démocratie participative : comme s’il y avait un risque quelconque de débordement, vous prenez soin de réaffirmer le pouvoir des « seuls élus » en vertu du suffrage universel. Que de précautions !

Mais qui a peur des grands méchants loups que sont les Conseils de quartier ? Contestent-ils le pouvoir des élus ? L’ont-ils déjà contesté ? Que craignez-vous ? D’avoir des citoyens qui puissent vous contredire ? D’avoir des opposants ? Nous-mêmes ici, nous vous contredisons de temps en temps (nous en sommes d’ailleurs confus) mais n’est-ce pas au bénéfice de vos projets ? N’est-ce pas, au fond, le rôle d’une opposition (quelle qu’elle soit) que de rendre meilleure la majorité ?

Ainsi, ne serait-il pas intéressant pour nous d’avoir des Conseils de quartier davantage impliqués dans nos dossiers, dans nos débats, qui soient fournisseurs d’idées nouvelles et de contre propositions, si besoin ? Quel intérêt trouverons-nous, en tant qu’élu, à caporaliser ces structures ? Si vous y réfléchissez bien : aucun.

Tout au contraire, nous avons beaucoup à gagner, à écouter et prendre en compte, de façon plus systématique, les avis, les propositions, les « diagnostics en marchant », l’expérience d’usage (plus que l’expertise d’usage) des citoyens volontaires au sein de ces Conseils, et ce au nom d’un principe éminemment démocratique : celui de l’intelligence collective…

Mais, faut-il encore que nos projets leur parviennent, et à commencer par ce projet de charte qui devait – selon votre propos du 9/09 dernier – être « communiqué aux Conseils de quartier ». Or, manifestement, il ne l’a pas été au Conseil de quartier Saône où - a priori - on s’est abstenu de le soumettre à ses membres : n’est-ce pas paradoxal qu’un texte qui entend fonder une démarche de concertation, ne donne pas lieu en lui-même à un minimum de concertation ? Dans ces conditions, peut-on imaginer de voter ensemble cette charte qui n’aura pas été vu par un des Conseils à qui elle est destinée ? N’est-ce pas prendre le risque d’une démobilisation de la démocratie participative entre Serin et Gillet ?

Aussi, Mme Mignotte, nous vous demandons de bien vouloir laisser au Conseil de quartier Saône le temps d’examiner cette proposition et d’émettre un avis, comme d’autres Conseils l’ont fait, en reportant de quelques semaines cette délibération. Au demeurant, qu’est-ce qu’un mois au regard des années à venir de fonctionnement pour ces Conseils ? Rien.

En l’état, je crois sincèrement que ce report serait profitable. A défaut et par solidarité avec ceux qui le réclament, nous serions contraints de voter contre une charte « mal née », ce qui serait dommage. Je sais que vous ne manquerez pas d'être sensible à ces arguments.

Un point de forme : sur la charte qui nous a été remise, il est marqué en en-tête « adoptée au Conseil d’arrondissement du 6 octobre 2014 ». Je sais bien que ce que nous pouvons dire ici ne compte pas ou peu. J’ai cru comprendre que vous disposez d’une majorité. Mais je vous le redis : dans ce cas comme dans d’autres, je trouverais plus élégant d’indiquer par exemple « soumis au Conseil d’arrondissement du … ».  Si vos projets sont adoptés avant même tout échange, pourquoi tenir ce Conseil, si ce n'est pour une mise en scène de démocratie ?

Avec notre demande de report, vous avez une vraie opportunité de démontrer le contraire. Saisissez-là. 

Je vous en remercie par avance".

Le report ayant été refusé sans discussion par le maire, ce qui est très regrettable, nous avons voté contre. Les élus d'EELV se sont abstenus. La délibération a été approuvée à la majorité. 

Sur la délibération 4-14-76 : RAPPORTEUR : DAVID KIMELFELD

OBJET : Fêtes de fin d’année. Illuminations et animations 2014. Attribution de subventions d’un montant total de 98 630 € (illuminations) et 13 365 € (animations) aux associations de commerçants. Approbation de conventions. Nous avons voté pour. Elle a été approuvée à l'unanimité. 

Sur la délibération 4-14-77 : RAPPORTEUR : DAVID KIMELFELD

OBJET : Dotations aux arrondissements pour 2015. Nous nous sommes abstenus. Elle a été approuvée à la majorité. 

Dans le cadre des questions diverses, j'ai posé la question suivante : 

"Tout est-il possible pour les forains ? La place des tapis étant encore en chantier, on les autorise à occuper l'esplanade du gros caillou. Auparavant, on nous expliquait que cela était techniquement impossible. Aujourd’hui, c’est possible pour les forains ? Qui prendra en charge les frais de remise en état des pelouses et autres dégâts éventuels ? "

En réponse, David Kimelfeld a fait état de son recours, le même jour, aux forces de l'ordre pour contrer la tentative d'un forain d'installer sans autorisation une grande roue sur cette esplanade et a sollicité, à deux reprises, mon soutien dans le cadre de son action.

Je lui ai répondu que je le soutenais dans cette action visant à faire respecter une décision, ainsi que Marie Guyon et Emmanuel Hamelin et que nous espérions que, si nous étions dans quelques années aux responsabilités, il nous apporterait également son soutien dans une situation comparable.

Emmanuel Hamelin est intervenu sur une pétition d'une cinquantaine d'habitants du quartier Ouest concernant le jardin d'enfants à proximité de la place Emile Chanel. En réponse, Mme Mignotte a indiqué qu'elle recevrait prochainement des représentants des pétitionnaires.

Dans son édition du lendemain, Le Progrès de Lyon n'a relaté ni ces échanges, ni nos votes.

Téléchargez la retranscription officielle de ce Conseil.