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8 mai 2019

Conseil d'arrondissement du 6 mai 2019

Le 6 mai 2019 à 19 heures s'est tenu en mairie le Conseil d'arrondissement de la Croix-Rousse. Tous les élus étaient présents, exceptée Virginie Varennes, excusée. 

Dix-sept projets de délibération étaient soumis au vote consultatif du Conseil.

Télécharger les documents publics.

Parmi ces projets, nous nous sommes abstenus sur le compte administratif 2018 qui a été approuvé à la majorité.

S'agissant de la requalification de l'espace Lebrun (rapport N°04109001), nous avons défendu le maintien des stationnements existants ; le groupe EELV s'opposant à leur maintien. Ces stationnements seront maintenus comme l'a finalement indiqué Jean Truc, premier adjoint.

A l'occasion des questions diverses, je suis intervenu sur l'occupation depuis six mois de l'ancien collège Maurice Scève par de jeunes migrants, en ces termes : 

"Où en êtes-vous avec le squat de mineurs isolés étrangers dans l’ancien collège Maurice SCEVE, dans des conditions sanitaires – vous le savez - déplorables ? Combien sont-ils aujourd’hui ? Ne risque-t-on pas une évolution à l'instar du Gymnase Jeanne Bernard à Nantes, où leur nombre est passé de 200 jeunes migrants à plus de 500 en quelques mois ? Beaucoup de ceux qui sont en phase d’évaluation par Forum Réfugiés ne vont-ils pas les rejoindre, faute d’autre solution ? Vous prévoyez des places d’ici à 2020, mais d’ici là ? Et où ? La situation est explosive comme le rappelle le collectif qui suit cette installation. Nous partageons cette vision".









David Kimelfeld a confirmé la présence de plus de 200 jeunes dans ce squat, indiqué que la Métropole travaillait à une solution d'hébergement en 2020 et souligné la complexité de la situation. La presse ne manquera sans doute pas de se faire écho du reste de son intervention. 

Une question demeure : qu'adviendra-t-il si, dans six mois ou un an, ce squat devait héberger 500 jeunes isolés ou davantage ? 

Selon Le Progrès du 24 avril dernier, "en 2018, à Lyon, 328 des 332 procédures contre des mineurs pour vol à la tire concernaient des étrangers. En 2018, 2 326 procédures ont visé des jeunes hommes se disant mineurs isolés. Et de 2017 à 2018, les vols dans un lieu public ont augmenté de 27 %, avec une proportion de mineurs isolés impliqués passant de 57 % à 65 %". Ces éléments sont publics et factuels. 

Affaire à suivre très attentivement. 

De son côté, Emmanuel Hamelin a rappelé l'importance de nous adresser l'ensemble des invitations concernant les manifestations publiques dans l'arrondissement. Il est vrai que nous avons été oubliés à maintes reprises ces derniers temps (accueil des nouveaux arrivants, inauguration de la crèche Hénon, Prix Robert Luc). 

Quant à Marie Guyon, elle a fait remarquer très justement au maire que le match de football organisé récemment entre les migrants et les joueurs du FFC de la Croix-Rousse au stade des Chartreux s'était déroulé hors d'un cadre légal. Il est vrai que la présence des migrants sur le territoire l'est tout autant !

La séance a été levée vers 20 heures 30.

18 septembre 2018

ICEDA : l'amour du risque ?



Comme de nombreux lyonnais, j'apprécie la région du Bugey, ses villes, ses paysages que l'on voit depuis l'esplanade du Gros Caillou.

J'apprécie nettement moins le projet ICEDA - au cœur de la centrale du Bugey - conduit par EDF et qui consiste à stocker 2000 tonnes de produits radioactifs en provenance de plusieurs centrales françaises, le tout à 45 mètres du Rhône et à 20 km des principales nappes phréatiques qui alimentent Lyon et sa métropole !

Le 25 novembre 2017, j'avais parlé de ce projet, opérationnel depuis janvier dernier, au président de la Métropole qui semblait en ignorer l'existence. Durant le Conseil d'arrondissement du 5 décembre, David Kimelfeld m'écrivait qu'il avait saisi le préfet et m'indiquait sa volonté d'écrire au PDG d'EDF.

Ces informations étaient évidemment réconfortantes mais curieusement, depuis cette date, je n'avais plus de nouvelles.

Aussi ai-je adressé, le 27 mars dernier, le courrier recommandé ci-dessous au préfet de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

En juin, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) m'accordait une réponse en lieu et place du représentant de l'Etat. Cette réponse technique (cf. infra) ne me satisfait pas et n'apaise pas mes craintes. 

La  décision récente de la Métropole de demander son adhésion à la Commission locale d'information de la centrale nucléaire du Bugey - à l'instar de Genève - semble toutefois attester d'une prise de conscience de la part de ses dirigeants et de certains élus écologistes que des démarches au plus haut niveau doivent être menées pour s'assurer de la pertinence de cette installation.

Vous pouvez compter sur moi pour suivre cette affaire et vous tenir informés. 




A 45 mètres du fleuve et 20 km des champs de captage de la Métropole,
bientôt 2000 tonnes de déchets nucléaires








Derniers rebondissements (mai 2020) :